Les confessions bouleversantes d’Alaphilippe

Julian Alaphilippe ne fera pas le Tour de France cette année, non retenu par la formation Quick-Step Alpha Vinyl. Un verdict que l’intéressé, d’une grande lucidité et sincérité, accepte et comprend.

Le Tour de France sans Julian Alaphilippe, au vu de ses états de service sur la Grande Boucle ces dernières années, c’est forcément une très mauvaise nouvelle. Pour la course, pour le public, et bien sûr pour le principal intéressé. Le couperet est pourtant bien tombé ce lundi, décision de la formation Quick-Step Alpha Vinyl au lendemain d’un Championnat de France terminé à la 13e place par le coureur de 30 ans. Deux mois seulement après son effroyable chute dans le cadre de Liège-Bastogne-Liège.

« Il y avait une grosse partie de moi qui espérait le faire, qui se disait que c’était possible. Mais l’autre partie était beaucoup plus réaliste parce que je sais la dureté de cette course, ce qu’elle exige. Ces trois dernières années, j’ai toujours pris le départ du Tour en pleine possession de mes moyens. Là, je me sens fatigué, diminué. Je ne sais pas si j’aurais pu être compétitif sur trois semaines », avoue avec une sincérité confondante le double champion du monde, ce lundi soir, dans une interview accordée à L’Equipe.

« Je suis trop limite »

« Je comprends (le choix de son équipe belge, ndlr), poursuit-il. Hier (dimanche), au Championnat de France, j’ai vraiment souffert alors que j’étais dans un rôle de soutien. Sur le Tour, je n’aurais pas pu me permettre de rester au chaud dans le peloton. Je n’aurais pas supporté de passer mon mois de juillet à souffrir, à être juste là parce que ça fait plaisir aux gens. J’aurais aimé être performant mais je suis trop limite. »

Meurtri par ses blessures du printemps (« Je ne suis plus le même qu’avant, c’est une certitude », admet-il), Julian Alaphilippe espère finir l’année 2022 sur une belle note, avec en ligne de mire un troisième sacre mondial consécutif. « Je vais élaborer un programme avec Franck (son entraîneur, ndlr) et partir en stage à Livigno (Italie). Après ça, je veux retrouver du plaisir et des victoires. Je veux que la malchance me laisse tranquille. Je veux balayer ces six derniers mois, passer à autre chose. Je veux redevenir le vrai Julian », conclut-il.

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Source : Sports.fr

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