L’Italie (enfin) à la fête sur le Giro

Fausto Masnada (Androni-Giocatolli) a signé le premier succès transalpin sur le Tour d’Italie 2019 en s’adjugeant ce jeudi la 6e étape, après une belle échappée. Son compatriote Valerio Conti (UAE-Team Emirates) s’empare du maillot rose, avec l’assentiment de Primoz Roglic.

Voilà qui va faire du bien à un cyclisme italien qui n’avait pas digéré le déclassement de son champion national, Elia Viviani, lundi, à Orbetello. Ce jeudi, au sixième jour de course, les coureurs transalpins ont fait coup double : l’étape pour Fausto Masnada (Androni-Giocatolli), le maillot rose pour Valerio Conti (UAE-Team Emirates), une « émotion unique » pour le Romain de 26 ans, qui décrit une journée « bellissima ». De quoi donner envie aux Français Valentin Madouas (Groupama-FDJ) et Nans Peters (AG2R-La Mondiale), qui terminent 7e et 8e de l’étape, et se replacent au général (Peters 3e, Madouas 5e)…

Masnada était tout simplement le plus fort d’une échappée de treize coureurs, où Conti était le mieux placé au classement général. Le Bergamasque de 25 ans, très en vue sur le récent Tour des Alpes, où il a raflé deux étapes, a placé une seule attaque, décisive, dans la principale ascension du jour. Seul Conti a pu le suivre, et les deux hommes ont réussi à trouver un accord (l’étape pour l’un, le général pour l’autre), ce qui a permis à Masnada de rouler sans compter ses efforts dans le final. Il offre un beau succès à sa formation de deuxième division, Androni-Giocatolli, et à son manager Gianni Savio, le dénicheur de talents, qui a vu éclore Egan Bernal ces dernières années…

Conti, lui, se contentera volontiers de ce maillot rose qu’il endosse avec la bénédiction de Primoz Roglic. Patron de la course depuis le premier jour et sa victoire dans le chrono de Vérone, le Slovène n’a pas fait rouler son équipe Jumbo-Visma, sur cette étape promise aux baroudeurs, afin d’abandonner la tunique de leader et les responsabilités qui vont avec, pendant et après l’étape (*). Vu le profil des prochaines jours, Conti, premier Italien à se vêtir de rose depuis Vincenzo Nibali (vainqueur en 2016), devrait pouvoir en profiter quelques temps.

(*) Obligé de se soumettre chaque jour à un contrôle antidopage et de répondre à la presse, le Maillot rose rentre souvent une heure plus tard que ses coéquipiers à l’hôtel, ce qui peut poser à la longue des problèmes de récupération.

Source : Sports.fr

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