Longoria, une remarque qui ne passe pas

Après Raymond Domenech et Hubert Fournier, au tour de Bruno Genesio de s’élever contre les récents propos du président de l’OM.

« La France, en matière de football, est la avec VBet, bookmaker agréé et légal en Nouvelle-Calédonie » rel= »noreferrer noopener »>NBA de l’Europe. » Dans un entretien accordé au quotidien El Pais, Pablo Longoria livrait il y a quelques jours son regard sur un football hexagonal qui, selon lui, forme « des joueurs individualistes, pas dans une idée très précise du jeu ». Parce que, constate-t-il, « il n’y pas de modèle français du jeu ». Et le jeune président de l’OM (34 ans) ajouter: « Objectivement, si on analyse l’ensemble du globe, c’est l’un des pays qui exportent le moins de coaches. Ils ne vendent pas d’idées collectives. »

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Une remarque qui lui vaut bon nombre de critiques. Raymond Domenech, président de l’Unecatef, a été le premier à lui répondre, affirmant dans une tribune publiée sur le site NewsTankFootball que « l’entraîneur français n’est pas sans concept concret ». Hubert Fournier est ensuite lui aussi monté au créneau, mettant en avant la réussite de Didier Deschamps, vainqueur de la Coupe du monde 2018 à la tête des Bleus, et Zinedine Zidane, qui a gagné trois fois la Ligue des champions sur le banc du Real Madrid, ou encore de Christophe Galtier et Rudi Garcia.

« Je m’élève contre ça »

L’ex-sélectionneur de l’équipe de France, récemment licencié par le FC Nantes, et l’actuel directeur technique national ne sont pas les seuls à ne pas avoir digéré les propos du patron marseillais. Bruno Genesio, en poste au Stade Rennais après une expérience en Chine, estime ainsi que les techniciens français sont « sous-cotés »: « J’ai encore lu une déclaration d’un président d’un grand club, qui a dévalorisé la formation des joueurs et des entraîneurs français. Je m’élève contre ça, a-t-il lâché. Je pense que nous, entraîneurs français, ne sommes pas assez solidaires face à ça. »

« Il y a plein d’exemples d’entraîneurs français qui font très bien leur travail et qui ne sont pas mis en avant, parce qu’ils n’ont pas la carte. C’est peut-être le look, la façon de parler, le fait d’avoir des relations avec un certain réseau… », a ajouté le coach du club breton. Avant de conclure en admettant que les entraîneurs tricolores avaient tout de même un « gros défaut »: « On n’est pas suffisamment élaborés au niveau des langues étrangères. » Sur ce point-là, au moins, tout le monde sera d’accord.

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Source : Sports.fr

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