En Polynésie, la flamme olympique est précieusement conservée par ses gardiens

La flamme olympique est arrivée en Polynésie dimanche 9 juin. Une équipe de treize personnes est sortie de l’avion à 5h30 avec deux lanternes et deux gardiens qui se chargent de veiller sur la flamme tous les jours. Ils vont former d’autres gardiens locaux, parmi les forces de l’ordre en Polynésie, et préparer le relais qui doit se tenir le 13 juin à Tahiti.

Elle vient de traverser les océans…après 17 000 kilomètres parcourus et 54 jours depuis son allumage à Olympie en Grèce, la flamme olympique est arrivée en Polynésie, transportée dans deux petites lanternes dorées, parées des cinq anneaux, symboles des Jeux Olympiques.

Si le relais de la flamme se déroule ce dimanche 9 juin en Guyane, c’est bien le même « feu sacré, allumé au temple d’Héra à Olympie le 16 avril » qui brûle à l’intérieur de ces lanternes, précise Grégory Murac, directeur délégué en charge du relais de la flamme olympique et paralympique. Il a posé le pied à Tahiti dimanche au petit matin avec les deux gardiens de la flamme et plusieurs organisateurs de Paris 2024.

Treize personnes en tout pour préparer l’étape du relais à Tahiti, prévue jeudi. L’équipe devait arriver discrètement puisqu’ »on ne doit pas communiquer sur la flamme à Tahiti pendant que le relais est effectué en Guyane. » Trop tard, les lanternes ont eu droit à leur petite couronne de fleurs à l’arrivée, comme il est de coutume à Tahiti.

La flamme est gardée dans une lanterne. C’est extrêmement important parce que c’est elle qui garde le feu sacré d’Olympie. Les gardiens dorment avec la lanterne dans leurs chambres, elle est surveillée en permanence pour veiller à ce que le feu sacré allumé au temple d’Héra à Olympie le 16 avril ne s’éteigne jamais et que tous les relayeurs portent cette magie du feu d’Olympie.

Grégory Murac, directeur délégué en charge du relais de la flamme

Caroline Vidalot, brigadier-chef dans un commissariat de police à Lyon, en métropole, a été recrutée en tant que gardienne de la flamme. « Ce n’est pas forcément une pression mais c’est une énorme responsabilité » confie la policière de 29 ans. C’est elle qui va former, avec son collègue, les gardiens de la flamme locaux, qui s’assureront que la flamme brûlera bien à Tahiti.

Les gardiens de la flamme doivent veiller sur elle jour et nuit. • ©David Chang / Polynésie la 1ère

« En tant que gardien de la flamme on est amenés à endosser trois rôles différents : le rôle du gardien de la flamme principal -celui qui va courir au côté du porteur de flamme et qui l’encadre, le guide, le rassure durant les 200 mètres qu’il va être amené à effectuer avec la torche allumée ; le rôle du gardien de la flamme à vélo, qui va aider le relayeur +1 à intégrer le dispositif, à se positionner pour faire le ‘torche kiss’ avec le gardien de la flamme principal -c’est-à-dire le moment où il récupère le feu au bout de sa torche ; Le dernier rôle consiste à récupérer le relayeur sortant qui vient de terminer ses 200 mètres pour dévisser sa cartouche de gaz » détaille Caroline. 

Un gardien de la flamme doit être attentif, à l’écoute, pédagogue et bienveillant envers les relayeurs, qui vont être stressés de ce moment…même si c’est que du bonheur !

Caroline Vidalot, gardienne de la flamme

La flamme doit rester allumée jusqu’au 26 juillet pour lancer les Jeux Olympiques. Dans ce périple, elle sera transportée jeudi 13 juin, par les 124 relayeurs polynésiens. Ses deux gardiens -un policier et un gendarme- « veillent sur elle jour et nuit pour qu’elle ne s’éteigne jamais » insiste Benoît Rivals, directeur d’Oviri Events et organisateur du relais de la flamme olympique, à l’origine du casting des porteurs de flamme au fenua. 

La flamme et ses accompagnateurs sont donc à Tahiti pour préparer l’événement avec l’équipe locale composée de « 55 personnes issues du monde sportif polynésien, beaucoup de bénévoles » présente Benoît. « On travaille sur l’organisation du relais depuis dix mois » et les travaux de « reconnaissance du parcours » et de « formation » des locaux vont pouvoir être consolidés avec la mission de Paris.

On va mettre à profit ces trois jours qui arrivent pour répéter, se former, apprendre exactement comment doit être fait le convoi. On a pas loin de 200 personnes sur l’ensemble des deux convois, chacun a un rôle bien particulier.

Benoît Rivals, organisateur du relais de la flamme olympique

Ce dimanche, l’équipe va « vérifier le matériel », « reconnaître les parcours » et « mettre des autocollants pour indiquer la position de chacun des porteurs de flamme sur les différents segments déjà identifiés ». Mercredi, les forces de sécurité intérieure seront intégrées pour une répétition générale.

Ce dimanche 9 juin, le relais de la flamme olympique se tient en Guyane, il se déroulera ensuite à la Réunion le 12 juin, le 13 en Polynésie, le 15 en Guadeloupe et enfin, en Martinique le 17 juin, avant un nouveau relais dans l’Hexagone, au départ des Alpes Maritimes. 

Source : NC la 1ère

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